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jeudi 3 mai 2012

Dans ma rue


Surprenante présence dans ma rue, voici quelques jours. Non, je n'ai pas la berlue. Je m'arrête pour examiner la bête, stationnée à deux pas de chez moi. C'est une Caterham, une Anglaise qui semble arriver droit des années 50. Voire 30. Avec sa carapace, ses yeux ronds et saillants et ses pattes écartées, elle ressemble à un tourteau (elle partage avec le crustacé une absence totale d'expressivité). J'ai déjà observé pareil spécimen, en Normandie, sur l'aire de Bosc-Mesnil où font halte, sur la route du retour, les spectateurs anglais des Vingt-Quatre Heures du Mans et leurs bolides prestigieux. Ici, elle détonne parmi les voitures ordinaires.
J'aurais bien aimé entendre le vrombissement du quatre cylindres, le hennissement des 175 chevaux. Sans d'ailleurs que ça m'apporte quoi que ce soit, un peu comme dans ce conte oriental où un mendiant imprègne son quignon de pain de la fumée des viandes qui dorent sur un grill. Le rôtisseur, s’estimant lésé, porte l'affaire en justice mais, comme le miséreux s'est nourri avec la fumée de ses grillades, le juge décide que le plaignant sera payé avec le bruit de son argent. Et de faire tomber devant lui des espèces sonnantes...
Hélas, on ne conduit pas le bruit d'une voiture...

lundi 2 août 2010

Permis de conduire

 

J'ai passé le permis de conduire le 31 juillet... il y a quelques années. Je pense souvent à ce jour, décisif dans ma vie. J'étais absolument terrorisée. Je me revois marchant vers le terre-plein de la gare, où l'examen débutait. J'avais envie de faire demi-tour. Mais voilà, le permis, je le voulais. Il en allait de mon amour-propre. La motivation a pris le pas sur la trouille. Et je suis descendue de la voiture avec en main le fameux papier rose. La duchesse d'Uzès n'était pas ma cousine. J'étais prête à faire mes premiers kilomètres et mes premières armes sur la Talbot Horizon de ma mère. J'étais prête à apprendre à conduire. Enfin.
Me voilà à présent avec une expérience de deux bonnes décennies de conduite derrière moi. Mais je n'ai pas oublié l'émotion et l'anxiété des "premières fois" en solitaire : Lille, Rouen, Saint-Malo, Paris...

Je montrais déjà des prédispositions...

Le permis, c'est mon diplôme le plus utile. La preuve, grâce à lui j'ai eu la chance de conduire toutes sortes de voitures (la photo en témoigne.)
Il m'est ainsi passé quelques phénomènes entre les mains. Des autos démoniaques. J'en frémis encore. Une 405 Mi 16, voiture-culte (et beauf) de la fin de années 80. Mon patron me la prêtait. Je me sentais minuscule, perdue dans un habitacle trop grand pour moi. Elle avait un défaut : l'accélérateur se bloquait à 180-190 à l'heure. "Si ça arrive, tu n'as qu'à retirer la clé de contact", m'avait dit mon patron, la bouche en cœur. Ben tiens...  Heureusement pour moi je n'ai jamais appuyé trop fort sur le champignon... J'ai conduit une Alfa 155 TD qui me faisait peur, avec ses presque deux tonnes et sa tendance à s'emballer. Un char d'assaut ! J'avais l'impression de ne plus contrôler quoi que ce soit. J'en descendais complètement crispée, pantelante, en nage, avec le sentiment d'avoir frôlé le pire. Dans le genre cheval rétif, l'Alfa GTV 2,5 l n'était pas mal non plus. Et terriblement gourmande. Je ne vous le cache pas, je voue un culte à Alfa Romeo. Mais au-delà du mythe, de la légende, les six cylindres en V me donnaient du fil à retordre sur la route. Certes le son du moteur était joli. Quant à l'absence de direction assistée, je ne vous dis pas. Il fallait des biceps gonflés aux anabolisants. Il y a eu d'autres voitures qui aimaient prendre le commandement des opérations et ne demandaient qu'à filer et vivre leur vie, l'accélérateur à peine effleuré. J'étais partagée entre griserie et angoisse, sensations et raison, ivresse de la vitesse et crainte des argousins... et de la casse : mieux vaut ne pas trop cabosser une voiture qu'on vous prête. Ce qui me rendait encore plus vigilante. Mais je le reconnais, difficile de résister à l'appel pressant de deux cent cinquante chevaux hennissant sous le pied... Ça crée des souvenirs. Finalement je me demande si tous ces prêteurs en apparence pleins de confiance et de bonne volonté ne voulaient pas ma mort. C'est une hypothèse à creuser.
A côté de ça voici quelques années je me suis régalée à conduire une Fiat Doblo de location, confortable et sécurisante. Comme je faisais part de ma satisfaction à l'employée de l'agence, celle-ci me répondit que les clients n'aimaient pas louer ce modèle, qu'ils ne trouvaient pas "élégant". Parce qu'un 4X4 est élégant, peut-être ? N'empêche que moi, depuis, je rêve d'une Doblo. Elle est sympathique. Et rustique. Comme moi.
Que cela ne vous empêche pas de me faire essayer votre Porsche Cayman, votre Ferrari ou votre Bugatti Veyron, enfin le bolide que vous bichonnez dans votre garage. Je ne pourrai refuser une si généreuse proposition.

Illustration : Autoportrait à la Bugatti verte, Tamara de Lempicka (1925)

dimanche 29 juin 2008

Rendez-vous

Vous n'ignorez plus rien maintenant de mon goût pour les aires d'autoroute. Voilà qui va corroborer cette opinion, mais il s'agit là d'une occasion très spéciale.
Je démarre d'assez bonne heure en ce lundi matin. Autoroutes A2 puis A1, puis direction sud-ouest. Pas d'arrêt sur "mon" aire, je ne veux pas arriver trop tard. Qu'est-ce qui me fait courir aujourd'hui ? J'ai rendez-vous avec les grosses cylindrées qui arrivent droit des Vingt-Quatre Heures du Mans et font halte aux confins de la Normandie. Je me suis trouvée là par hasard il y a trois ans. Prise dans une nuée de voitures toutes plus belles, plus prestigieuses les unes que les autres, alors que je venais acheter une bouteille d'eau. L'année suivante je suis revenue, exprès cette fois-là.
16 juin 2008. Les Vingt-Quatre Heures ont pris fin hier. Une fois de plus l'aire de Bosc-Mesnil accueille ces vagabondes. J'embouque l'autoroute A28. Des paysages familiers éclosent devant mes yeux. C'est un parcours que j'ai suivi bien des fois, à une autre époque. Déjà on croise des véhicules de rêve que j'essaie d'identifier "à la volée" et pas toujours avec succès. Je pousse des "ah" et des "oh". Mais je ne suis pas encore rendue. Il me faut quitter l'autoroute, effectuer un demi-tour sur une départementale puis reprendre la même autoroute dans la direction opposée. Manœuvres indispensables qui m'apparaissent cependant comme une perte de temps tant j'ai hâte d'être sur place.
Nous y voilà. J'ai le cœur qui bat un peu vite. Déception : pas de files de gloutonnes aux pompes à essence pour m'accueillir. Les citoyens britanniques ont-ils manqué le rendez-vous ? Suis-je venue pour rien ?
Mais plus loin, sur le parking, "elles" sont là. Le fougueux troupeau est au pacage, temporairement assagi. J'emprunte allègrement un sens interdit - c'est ça ou quitter l'aire ! - et trouve une place au beau milieu des poids lourds. Il n'y a plus qu'à s'émerveiller, courir partout et faire cliquer le zap.
Je photographie des Aston Martin, des Ferrari qui arrivent à la queue-leu-leu et une chose orange et toute plate - mais spectaculaire - qui est une Lamborghini Murcielago. Beaucoup de Porsche Carrera et de Caterham, ces jolies répliques de bolides anciens. Mais je ne retrouve curieusement pas l'effervescence des années précédentes. Moins de "choix" aussi qu'il y a deux et trois ans. Pas de Maserati, par exemple, une de mes marques préférées. La hausse du prix des carburants a-t-elle un effet sur le moral des heureux propriétaires ?
Et puis on m'a coulé du plomb dans le cœur. Ma Garance n'est plus là. Son absence m'obsède et déteint sur tout ce qui m'entoure. Un voile gris étreint le monde. La lumière est moins vive, l'oxygène de l'air moins abondant. Autour de moi les voitures ont beau parader, étinceler et rugir...
Quand même, le spectacle ne peut me laisser indifférente. Au loin une Countach rouge s'éclipse "ventre à terre". Trop tard ! Elle échappera à mon objectif.
14 heures 30. Je songe à rentrer. Mon "chez moi" n'est pas la porte à côté. D'ailleurs ici le gros de la troupe commence à s'égailler. Albion est encore loin. Même à plus de 200 kilomètres/heure.
Je n'oublie pas, malgré la brièveté de l'incursion, que je suis en Normandie. Rouen est à 40 kilomètres, Dieppe à 35. Frustration. Je laisse une fois de plus tout ce que j'aime derrière moi. Dernier éclat de ce bref séjour automobile, une Cayman bleue me double alors que je vais bientôt quitter l'autoroute. J'aimerais en essayer une. Pour comparer avec la Carrera. "C'est complètement différent", m'a dit un client. Peut-être, mais je voudrais pouvoir m'en assurer par moi-même !
Je rentre épuisée. Trop de kilomètres, trop de décalage. J'ai besoin de repos, de repli. Les voitures de course sont derrière moi, comme un rêve dont je ne suis pas bien sûre d'être éveillée, et j'ai un peu de mal à réintégrer mon décor quotidien.
Les heures qui suivent la Normandie sont encore un peu la Normandie.

lundi 25 février 2008

Billet d'Hummer



Je hais les 4 x 4. Non. Haïr est un terme et un sentiment trop fort. La haine est une perte inutile d'énergie. Elle fait plus de mal à soi qu'à ceux qu'on hait. Elle ne mène à rien. Je lui préfère l'ironie... ou l'indifférence ! De plus j'ai passé l'âge des sentiments passionnés, voyons ! Je dirais que je n'aime pas les 4 x 4, leur façon de vampiriser les routes, leur esthétique plus que discutable et leur utilité en ville tout aussi contestable. Ils sont peut-être un signe de réussite. Mais ce ne sont que des voitures. Les gens font ce qui leur plaît et mettent leur amour-propre où ils veulent. Libre à moi de ne pas partager leurs goûts et leurs choix automobiles.
Il existe une exception. Une exception qui me met toujours à la frange du malaise. J'ai nommé le Hummer, grand générateur de passions et de polémiques, souvent présenté comme le symbole d'un capitalisme échevelé, irresponsable, qui n'a cure de l'environnement planétaire.
La première fois que j'ai croisé la route d'un de ces engins, c'était... à Duclair ! Juin 2005. Je remontais péniblement à pied la côte qui mène au Catel, non loin du parking du cimetière. J'ai vu une sorte de blindé haut sur pattes garé sur le bas-côté. Il était jaune Poclain et immatriculé en Lithuanie. Rencontre aussi inattendue qu'insolite. Mon sac à provisions à bout de bras, j'aurais voulu en approcher, mais le propriétaire était sorti du véhicule, une petite fille juchée sur ses épaules, et... D'ailleurs, ai-je réellement eu le désir de le voir de près ? J'étais inhibée par l'étonnement de voir "enfin" le monstre dont j'avais seulement entendu parler. Quelques mois auparavant, je ne savais pas de quoi il s'agissait... L'engin était impressionnant, anguleux, haut, long, large... énorme, à y perdre ses superlatifs et ses hyperboles. Une voiture hypertophiée, un peu comme ces porte-conteneurs géants qui ne ressemblent plus à des bateaux.
Je me suis demandé ce qu'il fichait là et j'ai poursuivi mon chemin, un peu éberluée, pour regagner ma chambre normande d'alors...
J'ai vu quelques autres Hummer depuis. Je les ai entendu gronder et rugir au passage. J'ai appris à les distinguer. Il y a les petits z'Hummer et les gros z'Hummer. Le petit z'Hummer n'est guère plus gros ni spectaculaire qu'un GrosToyo. C'est le H3. Le gros z'Hummer, le plus impressionnant, c'est le H2. C'est que je suis devenue une spécialiste. Les "petits noms" gaga que je leur ai attribués m'aident à désamorcer la charge menaçante de ces véhicules et l'angoisse (si !) qu'ils m'inspirent. L'un d'eux, un "gros" - "fréquente" même ma petite ville et je l'ai croisé - ou suivi ! - à plusieurs reprises sur la route de Lille. Sa présence ici détonne et reste entourée de mystère. Et puis je dois bien me l'avouer, il me fait peur. Il erre comme une créature redoutable et mortifère à laquelle rien ne saurait échapper. Il est un animal prêt à vous agresser, à mordre, à déchirer votre carrosserie et aller vous cueillir, pétrifié d'effroi, au milieux des tôles. Comme le T-rex de Spielberg ! S'il m'arrive de le voir - c'est rare - c'est plus fort que moi, je rentre la tête dans les épaules. Au cas où la bête, la machine de guerre originelle qui sommeille, se réveillerait, comme le camion de Duel qui semble animé d'une vindicte propre à l'égard de sa malheureuse "proie". Encore une référence à Steven ! Jeu de cache-cache terrifiant et délicieux qui pimente un peu ma vie...
Vous l'avez compris, j'éprouve une inexplicable fascination à l'égard des Hummer. C'est la voiture que je déteste aimer. Une peur d'enfant perpétuée ? Peut-être parce qu'on a besoin de monstres pour vivre et alimenter son imaginaire ?
Le bien-penser voudrait qu'on stigmatise ces engins, incarnations du politiquement incorrect, et leurs conducteurs. Chez moi l'indulgence l'emporte presque sur l'irritation. Les défis au raisonnable me séduisent. Tant qu'à faire, autant choisir la démesure... Je reste cependant critique. Je déplore l'ostentation. Mais l'arrogance est-elle dans la machine ou dans l'esprit des hommes ?
Le hideux Hummer H2 n'existe peut-être que pour satisfaire mon besoin de me raconter des histoires, et cela me suffit.

lundi 11 février 2008

Drive me to the Moon

Un lundi de juin 2005. Je rentre de Normandie. J'ai voulu faire un détour par Saint-Saëns. Par nostalgie. Pour me remémorer des lieux que j'aime. Je compte reprendre l'autoroute au Pucheuil. Je m'aperçois que ma bouteille d'eau est vide. Qu'à cela ne tienne, je vais tâcher de rejoindre l'aire autoroutière de Bosc-Mesnil, c'est sur ma route.
Il règne une drôle d'atmosphère sur cette aire. Il y a du monde. Beaucoup de monde. Ça ressemble à un retour de vacances, mais ce n'est pas la saison. J'aperçois alors une Maserati. C'est suffisamment rare pour que j'y prête attention. Ce n'est pas fini. Un signal d'alarme se met à vibrer dans ma tête. Je repère une autre "belle voiture", puis deux, puis trois. Des files entières aux pompes à essence. La concentration au mètre carré de ces bolides est anormale. Que se passe-t-il ? Je n'ai pas bu et n'ai rien fumé de répréhensible. Est-on en train de tourner un film sur la vie de Johnny Hallyday ?
J'essaie de garder mes esprits tandis que je prends au pas la direction du parking, les yeux rivés sur ma droite. J'énumère : une Aston Martin. Des Maserati à la pelle. Des Lotus à bouche-que-veux-tu. Des Porsche comme s'il en pleuvait. Des Caterham à gogo. Des Ferrari en pagaille. Autant d'"aspirateurs à minettes", comme dirait une de mes amies. Qui les a déversées en nombre sur ce coin de Normandie ? Et d'autres, des raretés. Des autos anciennes qui voyagent sur des remorques, fragiles et fascinantes. Toutes sont immatriculées outre-Manche. C'est un embouteillage de cinéma, comme je n'ai jamais osé en rêver. Je ne me tiens plus d'excitation. Je vais, incrédule, me garer à côté d'une Lamborghini Countach. Rouge, évidemment. C'est le modèle le plus spectaculaire de la marque. Basse et redoutable, elle semble prête à bondir : l'immobilité ne lui convient pas. J'ai dû en voir quatre au grand maximum en vingt ans...
Je comprends aux badges apposés sur les pare-brise que ce sont des Anglais qui rentrent des Vingt-Quatre Heures du Mans. Se déplacent-ils toujours en hardes spectaculaires ? Sur l'autoroute, c'est le défilé de ceux qui omettent cette halte. Dommage...
Je n'en peux plus de m'extasier sur toutes ces stunning cars. L'effet de masse est réussi ! J'essaie de ne pas oublier que je suis ici pour acheter une bouteille d'eau. Dans la boutique, des commandos d'Anglais en casquettes aux couleurs d'écuries de course. Je déambule au milieu des voitures qui attendent à la station, dans une symphonie de cylindres. L'odeur me saute au nez, une odeur d'huile chaude qui m'est familière et n'appartient qu'aux autos de sport. Elle m'émeut sans doute plus que les grondements, bruissements et autres vrombissements des moteurs qui s'élèvent en ralentis onctueux et en accélérations tonitruantes. C'est les Vingt-Quatre Heures du Mans auxquelles j'ai assisté plusieurs fois. C'est...
Je reviens dans le présent. Il est assez "occupant" pour cela et m'en met plein les mirettes. Sur le parking je lie la conversation avec un jeune homme venu de Rouen et muni d'un appareil numérique. J'apprends que la même parade a lieu tous les ans, le lundi qui suit les Vingt-Quatre Heures. C'est le passage obligé entre le circuit de la Sarthe et le Tunnel sous la Manche. Il fallait me le dire ! Le jeune homme note mon adresse : il m'enverra un CD de ses photos. Ma mère prend des clichés avec son téléphone mobile : la voiture à côté d'une "Lambo", il faut voir ça !
Et puis, un moment de doute... Ma petite voix intérieure me rappelle que les hommes mettent dans leur voiture autant d'amour-propre que d'essence*. C'est probablement le cas des conducteurs de ces engins. Noms légendaires, ailes galbées, jantes XXL, puissances déraisonnables... C'est bien beau tout cela, c'est fabuleux mais... ce ne sont que des voitures. Une voiture, c'est important et pas important. On peut apprécier l'esthétique, le plaisir de conduite, les performances, c'est un fait. On peut narguer le retrait de permis. Certes, le rêve est sans prix. Et ce genre de vision, j'en redemande ! Mais je crois que je vois avant tout dans l'auto un instrument de liberté. Pas un déversoir à vanité. Pas une extension de l'ego. Et si c'est une dépendance, eh bien je la revendique comme telle ! Mais je ne damnerais pas mon âme immortelle pour une voiture.
Je reprends quand même la route à regret. Des bêtes de course me doublent : j'en verrai jusqu'au prochain échangeur. J'ai déjà une idée en tête : revenir l'année prochaine, dans le seul but de contempler les bolides à loisir cette fois ! Et si possible, avec un appareil photo !

* Pierre Daninos

PS : J'y suis retournée l'année suivante. Avec mon zap*, comme en témoignent les photos ! Un peu moins de diversité - je n'ai pas vu de Lamborghini ni de Maserati -, mais une fort belle brochette tout de même... Ce sera peut-être l'objet d'un autre post !
PS 2 : Rendez-vous est pris pour juin prochain.

*Z'Appareil Photo