L'été tire à sa fin. C'est le moment où les araignées viennent chercher quelque chaleur dans les maisons. Pas des faucheux graciles, pas des épeires rondelettes mais peu impressionnantes, mais d'énormes araignées aux pattes immenses et au corps de la taille de l'ongle d'un pouce.Je me suis trouvée nez à nez avec l'une d'elles l'autre soir, dans ma chambre, au moment de me coucher. Médusée, aussi incapable de fuir que d'agir, je ne pouvais détacher mes yeux de la bête dans son ascension hésitante, ses longues pattes s'étirant lentement sur le mur en d'affreuses enjambées. Par ailleurs je ne voudrais pour rien au monde occire une de ces bestioles.
J'ai donc laissé ma compagne nocturne à ses évolutions murales, tant que celles-ci demeurent invisibles. Mais j'ai eu beaucoup de mal à trouver le sommeil.
Vous comprendrez qu'il me fallait immortaliser la scène en jouant du crayon (et surtout de la gomme). Vous pourrez ainsi admirer mes talents de dessinatrice et ma magnifique robe de chambre à fleurs ! Et noter une fois de plus combien la lecture de Tolkien m'a marquée...