vendredi 25 décembre 2009
La bûche
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Rafaèle
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mardi 22 décembre 2009
Brebis de Douvrend
Le désir de Normandie me titille. A vrai dire il ne me quitte jamais. Mon dernier séjour sur les bords de Seine remonte à près de trois mois. Il serait temps de se remplir les poumons d'air normand et de regarnir le panier à souvenirs.
J'avais évoqué dans un précédent billet les brebis de Douvrend. Douvrend se trouve sur la départementale que j'emprunte lorsque je vais à Dieppe. Entre Londinières et Envermeu. Le village est arrosé par l'Eaulne, cette magnifique petite rivière dont la seule vue suffit à me remplir de bonheur : dès que j'aperçois ses berges, je ris. Je parlais depuis longtemps de ces ovidés devenus mythiques, sans confirmation de leur existence. Comme les physiciens qui prédisent le boson de Higgs dans leurs théories mais ne l'ont jamais observé. Jamais CERNé serait plus juste. Les brebis de Douvrend, c'était une private joke des familles. Pourtant j'espérais toujours que ma théorie se vérifie. Il y avait certes le fameux bélier de Fréauville, les illustres moutons de l'Epinay (rien qu'à écrire ces noms, le manque se creuse davantage), mais ce n'était pas ce que je recherchais.
Pourquoi les brebis de Douvrend (qui sont peut-être des moutons) ? Qu'ont-elles donc qui les différencie des autres ? Tout est parti de ma chatte angora Mouna. Elle ressemble à une brebis (d'ailleurs très peu de mes chats ressemblent à des chats). Son miaulement s'apparente au bêlement. Je l'appelle Mouna-Mouton. Ou Mouna-Khnoum, du nom du dieu égyptien à tête de bélier qui modela les hommes dans la glaise sur son tour de potier. Mais pourquoi Douvrend ? Quel écho ce toponyme a-t-il éveillé en moi ? Mystère.
Quand reverrai-je ces ovins emblématiques de la Normandie, ou plutôt du voyage, de la Route (ma petite route qui se trouve affranchie d'un adjectif réducteur et adoubée au passage d'une très solennelle majuscule. C'est ça la force du souvenir). Ou, à défaut de les apercevoir, projetterai-je leur image dans une pâture désertée jusqu'au printemps ?
En espérant qu'elles n'aient pas fini en gigot.
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mercredi 16 décembre 2009
Laissez passer les p'tits papiers...
Tout fout l'camp ? Mais non ! Des moments jaillissent, revivent, présents, brumeux ou ensoleillés, inscrits dans ces menues traces imprimées qui suffisent à les évoquer...
Images, papiers… autant de voyages qui déploient leurs ailes et s'envolent de mon porte-chéquier dès que je les remue…
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vendredi 4 décembre 2009
Au revoir, Taïga...
Ma chatte Taïga a été euthanasiée aujourd'hui aux environs de 18 heures. Voici quelques mois, elle avait été suturée pour une affreuse lésion au cou qui faisait suite à un abcès. L'opération avait réussi. Elle avait bien cicatrisé. Tout semblait bien se passer. En début de semaine pourtant, nouvelle plaie infectée qui lui laisse les chairs à vif... Il va falloir la conduire chez le vet. Je ne suis pas très optimiste... De fait, il n'y a rien à faire. Une nouvelle opération est risquée, voire impossible. Taïga encourt la septicémie. Ce sera alors bien pire. Reste à prendre "la" décision. Celle qui lui évitera les souffrances.
De par son âge, de par ses origines, elle était un personnage historique. Petite chatte, forte présence. Elle est restée vaillante jusqu'à la fin.
Le retour avec le panier vide, on ne s'y fait jamais...
En rentrant je l'ai cherchée, j'ai cherché sa présence. Elle avait sa place au salon, sur le dossier d'un fauteuil. Manquait sa petite silhouette sombre. J'ai cru la distinguer dans la pénombre pourtant. Je la "verrai" encore longtemps.
Une époque se termine...
Aimer les chats, c'est se condamner à en enterrer toute sa vie.
Alexandre Vialatte.
mardi 1 décembre 2009
Une précurseuse
Ma grand-mère aurait cent ans aujourd'hui. Cent ans ! Ça fait un peu flipper, car ça rappelle que soi-même on vieillit, quand vient le temps de la mémoire et des hommages.
Ma grand-mère est partie un jour de novembre il y a quatorze ans. Elle et la Normandie sont liées. Un mythe familial tenace veut que ce soit elle qui a instillé à ma mère et à moi son amour pour cette terre. Une transmission mi-culturelle, mi-génétique. Elle y avait vécu quatre ans, peu après la fin de la Guerre de 14-18. C'était à Colombelles, près de Caen. Elle s'y plaisait beaucoup. Elle me parlait du vent, qui soufflait dur sur la plaine de Caen et les aurait soulevées de terre, sa sœur et elle, si elles n'avaient été solidement arrimées à la main de leur père ! Elle aimait le vent qui lui rappelait... la Normandie ! Elle aurait voulu rester là-bas, mais le travail et les attaches familiales rappelèrent mon arrière-grand-père dans le Nord. Elle en avait toujours gardé la nostalgie. Faut-il s'étonner que les vacances, lorsque j'étais enfant, nous aient souvent emmenés à l'ouest ?
Les souvenirs de ma grand-mère étaient un peu devenus les miens. Les parents ne savent pas toujours ce qu'ils sèment, pas plus que les enfants ce qu'ils récoltent. La Normandie, j'aurais pu tout aussi bien détester ou m'en battre l'œil royalement. Mais voilà, je suis là à me languir d'une chambre normande irréelle, rêvée ou remémorée.
Le mythe est-il vérité ? Ai-je repris le flambeau ? Il est vain je crois de vouloir faire la part des choses.
Pourquoi aimons-nous ce que nous aimons ? Quel est notre héritage ? Vastes questions !
Je vous laisse y réfléchir !
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vendredi 20 novembre 2009
A Gerberoy
J'en discutais ce matin avec ma pharmacienne. Elle est normande, a fait ses études à Rouen mais elle ne connaissait que de nom. Je lui ai parlé des fleurs, des maisons à colombages, de l'église, des remparts, du temps qui semble s'est arrêté il y a quatre cents ans.
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jeudi 19 novembre 2009
Sur l'Arbre aux Fées
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Rafaèle
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