mardi 23 décembre 2014

Sainte Lucie (brioche perdue, brioche retrouvée)

Non. Il ne s'agit pas d'un article sur un régime raté destiné à gommer un bourrelet abdominal que je n'ai pas (encore). Les brioches du titre sont bel et bien des pâtisseries.
Gavée Nourrie de littérature policière scandinave, j'avais voici deux ans célébré la Sainte Lucie, qui éclaire les âmes et les corps et apporte l'espoir alors que le jour, à l'approche su solstice d'hiver, se réduit à quelques heures grisâtres entre deux murs de nuit. Si j'avais les bougies pour chasser les ténèbres, il manquait la brioche au safran typique de ces festivités : c'est bien là la preuve que nous ne sommes pas en Suède. L'an dernier encore, si de petites flammes ont brillé en signe de résistance à l'obscurité, toujours point de brioche épicée. Cette année, une idée s'est fait jour, si je puis dire (vous constaterez que j'ai l'esprit très lent) : à défaut de brioche au safran, pourquoi ne pas réaliser de la brioche perdue safranée ? Une entorse à l'orthodoxie des célébrations nordiques, peut-être, mais la ferveur est la même. J'ai donc fait infuser la poudre du précieux pistil dans le lait avant d'y plonger les tranches d'une brioche quelque peu compacte. Passage recto verso dans deux œufs battus avant de les disposer dans une poêle où le beurre grésillait. J'ai servi accompagné de crème anglaise toute prête et bien bonne, ma foi. Résultat : un vrai dessert d'enfance, régressif et réconfortant, moelleux, alliant le chaud et le froid, souligné par le goût délicat, un peu insolite, mais point trop présent, du safran. Et dégusté à la lueur des bougies, bien sûr.
Quelque jours plus tard, au hasard de courses dans ce que les journalistes nomment par périphrase "un hypermarché du centre-ville" (il n'y a qu'un hyper et chacun sait très bien de quelle enseigne il s'agit), alors que je cherche une brioche, une pâtisserie haute et ronde, saupoudrée de sucre concassé, attire mon attention. Un coup d’œil à l'étiquette où je déchiffre "mouna" (ce nom que j'ai tant de mal à écrire sans majuscule). C'est la première fois que je vois ici cette spécialité oranaise et espagnole, réservée en principe... aux fêtes de Pâques ! Soudain apparaît à mes yeux la Moune, la Grosse Touffe, qui m'a il y a longtemps déjà amenée à goûter ce gâteau et sauvée d'un moment de détresse. Je suis émue. Et je prends la seule et unique brioche qui reste dans le rayon pour l'emporter à la maison comme un trophée. J'ai retrouvé la mouna.
Je remarque que les noms de mes chats parsèment ma vie. Garance avait son ou plutôt ses vins, Boris sa bière, Gavotte son rosé de Provence et ses crêpes dentelle, à présent la Moune se rappelle à nouveau à moi par une pâtisserie. Dans un autre domaine, le maroquinier La Bagagerie propose un modèle de sac à main baptisé Lara, hélas autrement inaccessible qu'une bouteille de côtes-du-rhône... Évidemment il me le faut (il ne porte pas seulement le nom de ma regrettée Très-Belle, il est... très beau). C'est bientôt Noël, direz-vous. Mais...
C'est l'hiver, c'est la nuit. Chaque homme dans sa nuit marche vers la lumière, écrivait Victor Hugo. Espérons que l'exilé de Guernesey avait raison. Englué dans le noir, on tire les jours avec ses dents. A la fin de ces nuits si longues, on attend. On attend que le premier photon se dégage de la masse obscure et, libéré, viennent bondir sous nos yeux affamés de clarté. Le solstice d'hiver est passé, le mouvement de glissade vers l'abîme s'est inversé, des photons danseurs vont se joindre de plus en plus nombreux à leur frère pour un remuant ballet qui gagnera toutes nos régions boréales. Aux Rois, nous célèbrerons la victoire de la lumière.
Mais au fait, existe-t-il une galette qui porte un nom de chat ?

mercredi 26 novembre 2014

Apparition



C'est un samedi après-midi d'octobre. Je rentre de Normandie. Ma petite route m'est en partie interdite par une fort fâcheuse déviation. Je n'aime pas les retours. Je n'aime pas les déviations. J'aime longer l'Eaulne et prendre mon temps jusqu'à l'axe autrefois appelé Nationale 29 qui me mène droit ou presque vers chez moi. Mais pas moyen d'y couper. Je me retrouve sur des chemins inconnus, sur le plateau, à la lisière des pays de Caux et de Bray, dans une autre Normandie, où les matériaux de construction, l'habitat sont différents, plus sombres, plus austères qu'une poignée de kilomètres plus bas, dans la riante vallée de la petite rivière.
Je maudis la déviation qui m'impose cette cambrousse, ces bourgades tristes. Pressée de me sortir de là, je n'en conduis pas moins prudemment. A l'entrée d'un village, entre deux portions de haie, surgit soudain à ma droite un quad que je n'ai pas vu arriver. L'homme qui chevauche l'engin porte la combinaison verte des travailleurs agricoles. Son visage, que j'aperçois au vol, est saisissant : revêtu d'une expression béate, comme illuminée, il est fendu d'un sourire presque cruel qui découvre ses dents. Son œil droit est fermé. Ce détail frappant ajoute à l'impression de bizarrerie qu'il dégage. Il a l'air d'un dément. Il est effrayant. D'où sort-il ? Et moi, où suis-je tombée ? La peur, une peur panique, me prend.
Un instant je redoute le choc. Mais l'apparition pile au bord de la route, me cédant le passage de justesse. Cependant, je ne sais pourquoi, je doute que l'homme m'ait ne serait-ce qu'aperçue. Il semble évoluer dans un autre monde. Dans mon rétroviseur je le vois prendre la direction opposée et s'engouffrer un peu plus loin dans une autre pâture. Le personnage et sa monture disparaissent, happés par la campagne normande aussi vite qu'ils en ont jailli.
La scène n'a duré que quelques secondes. Elle me laisse un sentiment d'irréalité. Pourquoi cette peur, comme si je venais d'être confrontée à quelque événement surnaturel ?
Loin de tout, comme dans cette contrée que je connais mal, tout est possible. Ai-je franchi la frontière invisible d'un pays de sorciers, où les détenteurs de pouvoirs maléfiques, capables, au moyen de quelques gestes, quelques paroles, de sécher sur pied hommes, bêtes et récoltes, se livrent entre eux une lutte sans merci ?
Comme je m'éloigne du lieu de cette rencontre, je me remets tout doucement de ma frayeur. Mais je ne parviens pas à chasser de devant mes yeux l'image de cet individu déboulant à toute blinde sous mon nez, son rictus, sa paupière fermée. Je pense aux contes fantastiques de Maupassant. Le Horla en fait partie, mais ils comprennent aussi La Peur, cénacle d'amis - dont Tourgueniev - où chacun relate tour à tour une expérience angoissante qui l'espace d'un instant a réduit à néant ses repères et fait douter de sa raison. Le surnaturel ne l'était point, l'objet de la peur a trouvé une explication rationnelle, mais tout l'art de l’écrivain consiste à faire subsister, en filigrane, l'hésitation. A laisser une porte ouverte à l'inexplicable...
N'est-ce pas cela, l'"inquiétante étrangeté", qui par un détail fait basculer le quotidien le plus banal dans un univers où le rationnel n'a plus cours ?
Étrange et inquiétante, telle "mon" apparition... Elle était sans doute bien inoffensive - hormis par sa façon de conduire -, sans doute me suis-je "fait un film", le décor désolé aidant. Mais je me joindrais volontiers par l'esprit à Maupassant et ses illustres commensaux, un soir au coin de l'âtre, devant un bon repas, pour ajouter mon récit aux leurs...

mercredi 5 mars 2014

Mouna s'est endormie


 

Il y a des chats qui traversent vos vies comme des étoiles filantes. Et d'autres qui font avec vous un bout de chemin considérable : dix ans, quinze ans, ou plus. La perte d'un chat jeune s'accompagne d'un sentiment d'injustice, de révolte, de culpabilité, parfois... Celle des greffiers plus chargés d'ans est admise comme inéluctable, alors qu'apparaissent et s'accentuent les signes du vieillissement. Le chagrin est-il différent selon que le félin vous ait été arraché bien trop tôt ou au contraire qu'il ait pris le temps de vieillir à vos côtés ? L'occasion m'est donnée de méditer sur la question...
Mouna, Moune, la Moune, la Grosse Touffe, Mouna-Mouton, la Brebis de Douvrend s'en est allée. Elle était arrivée un jour de novembre 2000, déjà adulte. La première image qui m'ait marquée est celle d'un chat magnifique, pelage gris et blanc vaporeux, yeux d'émeraude, allure princière, assis sur le seuil de la buanderie. Il me regardait, à la fois hautain et intimidé par le nouveau milieu où il avait atterri. Il s'était sans doute laissé approcher sans trop de difficulté, circonvenu par une écuelle de pâtée, et convaincre de notre absence d'hostilité. Il s'avéra qu'il s'agissait d'une demoiselle, et tout laissait à penser qu'elle était de race angora. Comment s'était-elle retrouvée ici ? Le gîte et le couvert que nous lui offrions lui plurent, et elle resta parmi ses frères et sœurs adoptifs.


Il fallait lui trouver un nom digne de sa beauté et de ses origines. Après quelques tâtonnements, elle fut baptisée Mouna. Mouna Ayoub, icône people du début des années 2000 et collectionneuse de robes de haute couture, y fut-elle pour quelque chose ? Je ne sais pas. Contrairement à son illustre homonyme, Mouna n'avait qu'une robe, et elle lui seyait à merveille en toutes circonstances. On évoqua aussi la princesse Mouna, première épouse du roi Hussein de Jordanie et mère de l'actuel souverain, Abdallah. Toujours est-il que ce nom convenait parfaitement à la nouvelle venue ; comme elle, il fleurait l'Orient et les Mille et Une Nuits.
Avec ses pattes antérieures de couleurs différentes - une grise, une blanche -, Mouna semblait porter une tenue du soir asymétrique. Elle était l'élégance même. J'avais un peu honte de l'affubler de surnoms comme Moumoune ou Chenille Velue. Elle ne s'en offusquait pas. Pour paraphraser Renaud dans la chanson "Mistral gagnant", ses grands yeux étirés étaient d'autant plus beaux qu'ils avaient l'avantage d'être deux. Mouna, c'était la star.
Son cri s'apparentait à un bêlement. D'où ses surnoms ovins (mais pourquoi "Brebis de Douvrend" ? Mystère !). Elle rouscaillait souvent, la Grosse Touffe, altesse irritée par l’impéritie de ses serviteurs. Elle pouvait se montrer revêche mais elle était aussi aimante, câline, douce. Quand je lui ai infligé par mégarde une coupure en voulant tailler un "grumeau" formé dans son pelage, elle n'a pas protesté... Elle m'a juste lancé un regard d’incompréhension que je n'ai su interpréter d'emblée. Je m'en veux encore...


Été 200x... Vacances au Cap d’Antibes. Je viens d'être précipitée sans préparation dans un panier de crabes (image assez mal choisie puisque les crabes ne sont pas venimeux). Malveillance, jalousie larvée, vexations et humiliations, couples ou ex-couples qui se déchirent, ce qui n'est pas sans effets sur un duo tout neuf. Les acteurs : les membres d'un clan qui se connaissent depuis quinze ans. Le décor : une villa de style colonial entourée d'un jardin où pousse une végétation luxuriante. Je parle avec le jardinier, lui demande le nom des plantes. Il a perçu mon mal-être, peut-être à force d'écouter le langage muet des fleurs. Solitude, même si je suis moi aussi en couple. Je me sens "chat parmi les chiens". Le matin lui et moi allons acheter les viennoiseries du petit-déjeuner pour une quinzaine de personnes. Sur le présentoir de verre une pâtisserie m'interpelle : "brioche mouna". Perplexité. Mais c'est comme si, à mille cent kilomètres de là, une créature familière m'adressait un signe, me rapprochait de mon univers quotidien, consolateur. Je me sens rassérénée, et surtout moins seule, par la magie de ce nom. Ce matin-là, et d'autres matins encore, il y aura de la mouna à table avec le café pour tout le monde.
J'apprendrai plus tard que la mouna est une spécialité algérienne, oranaise plus précisément, et pied-noir, une brioche que parfument l'anis, la fleur d'oranger et le rhum brun. Elle est traditionnellement dégustée lors du pique-nique du Lundi de Pâques. Je garde toujours une tendresse pour la mouna, qui m'a sauvée dans un moment de détresse. Depuis, je n'en ai plus trouvé que dans une grande surface des environs d'Amiens et au Monoprix de Rouen. J'aimerais en retrouver les saveurs... Il y a longtemps que les souvenirs délétères s'en sont détachés.
Il fallait que je raconte cette histoire. Comme un hommage un peu insolite à Mouna.


Ces dernières années, ces derniers mois, le temps avait resserré son emprise sur elle. Elle avait maigri, semblait parfois hagarde. Tant de mes chats sont partis si tôt qu'en voir un vieillir tient à la fois du miracle et du brisement de cœur. Mais elle était toujours Mouna, la princesse.
Le dernier jour, elle tenait à peine sur ses pattes. Elle s'est retirée dans une penderie. Elle allait mal, ne parvenant pas à trouver une position confortable. C'est parmi les draps inutilisés et plus vieux que moi qu'elle s'est éteinte, et que je l'ai retrouvée.
Ce qui a changé dans la maison est plus ténu que l'atmosphère, et pourtant une béance s'est ouverte dans le tissu des jours. Pour en revenir à mon propos préliminaire, la perte d'un vieux compagnon félin ou canin nous confronte abruptement au passage du temps. On se retourne. Derrière nous, un début, une fin. Entre les deux, des années, de nombreuses années, enfuies sitôt traversées, réduites à rien dans l'instant d'un souffle, des années de sa vie, des années de nos vies, un pan d'histoire qui déjà s'éloigne. Au bout du compte, le constat, et le chagrin, sont les mêmes. Presque les mêmes, puisque pour ceux qui firent si longtemps partie de nos existences, partagèrent avec nous bons et mauvais moments et furent nos gardiens autant que nous fûmes les leurs, une nostalgie tenace s'infiltre dans nos pensées et, si nous pleurons sur eux, nous pleurons aussi un peu sur nous...
Mouna s'est endormie. Au revoir, Princesse d'Orient, Belle des Belles, arrivée telle un ange descendu du ciel. Les marques du temps sur toi seront effacées, et les images de ta beauté resteront dans nos cœurs.


mercredi 8 janvier 2014

Les voeux de la vieille

Voici janvier, voici la Nouvelle Année, encore immaculée, qui s'étire devant nous comme une page vierge, offrant des possibilités d'écriture illimitées, une totale liberté. 2014. Il me semble que voici peu seulement, on se souhaitait une bonne année 2013 avec force bises, flûte de champagne en main. Que Diable le temps a-t-il fabriqué ? Encore un phénomène inexpliqué !
Et moi, qu'ai-je fait pendant tout ce temps ?
Toujours est-il que c'est l'heure du changement de calendriers. Avec un petit pincement au cœur, je dis bye-bye aux chats qui ont rythmé 2013 et veillé sur moi tout au long de ces douze mois. Ils rejoignent leurs prédécesseurs dans ma bibliothèque. Et j'installe leurs successeurs. Cette année j'ai en outre posé sur mon bureau - où pourtant la place se fait rare - une éphéméride intitulée Une question de Chat par jour. 365 photos de chats ! L'assurance d'une culture accrue ! En fait, cette éphéméride propose en alternance questions d'ordre félin et devinettes humoristiques. Las, on n'a pas le temps de s’attacher à ces faces de matous qui défilent, que chaque jour efface. L'éditeur recommande de "conserver précieusement les feuilles après les avoir détachées". Ce que je ne saurais manquer de faire.
Si les humains festoient et célèbrent joyeusement le Nouvel An et à cette occasion échangent des vœux et prennent de bonnes résolutions, la Terre n'a cure de ce changement d'année. Elle continue à tourner sans sourciller, sans marquer de pause, indifférente. Mais les géophysiciens vous diront que sa rotation ralentit. C'est un fait scientifiquement prouvé. Pour une fois nous n'y sommes pour rien : progressivement le globe terraqué perd de l'énergie, absorbée par la Lune (qui en profite pour s'éloigner, se soustraire à l'attraction terrestre, se faire la malle, quoi. Comme on la comprend, parfois !). Ainsi, il y a plusieurs millions d'années, les jours étaient nettement plus courts. Pour les dinosaures, concilier taf, vie de famille et loisirs relevait du casse-tête. Il en résulta un burn-out généralisé parmi ces sauriens. Le stégosaure était à côté de ses plaques, le plésiosaure d'amour ne durait qu'un moment. A l'époque on ne connaissait ni les maisons de repos, ni les coaches, ni les antidépresseurs, ni les techniques de relaxation. Aussi les malheureux ne survécurent-ils pas à leur épuisement. Voici enfin résolu le mystère de leur extinction brutale.
Durant les fêtes, la paresse croissante de la Terre et le karōshi des T-rex, diplodocus et autres brontosaures ne m'ont pas empêchée de goûter à plusieurs sortes de brioches, en tranches de préférence tartinées de confitures festives ou de miel de montagne. C'est l'apanage des petits-déjeuners en cette période. On revient au pain et aux galettes de céréales soufflées avec un brin de nostalgie... tout en sachant qu'il n'est pas interdit d'améliorer, de temps à autre, son ordinaire de viennoiseries, et ce quel que soit le moment de l'année.
A propos de temps qui file, il est des anniversaires dont je préfère ne pas parler. Surtout du mien, qui m'attend au tournant, quelque part en avril prochain. Mais il est en d'autres que je peux évoquer sans avoir envie d'entrer dans l'avenir à reculons, comme le disait Paul Valéry. Aujourd’hui, The Normand Bedroom fête ses six ans d'existence. D'existence officielle et publique, s'entend. Car le projet, non, plutôt l'idée vague, nébuleuse, qui s'est peu à peu solidifiée et a pris forme, je la portais depuis quelque temps en moi. Je me revois, élaborant une mise en page tâtonnante, postant timidement mon premier billet, puis étonnée de recueillir mon premier commentaire. Et ma Chambre est toujours là, remplie au fil de mon inspiration, marquant parfois le pas... L'anniversaire d'un blog est toujours une sorte de rendez-vous. On regarde en arrière, on s'y livre à un petit point.
C'est, à notre modeste échelle, important. Mais évidemment, rien là encore qui justifie une pause de notre planète, ni de quoi fouetter un tricératops.

Bonne année à mes fidèles lecteurs.

PS : pas de photos pour le moment, mon réflex s'obstinant pour une raison que j'ignore à me fournir des images floues... Je vais tâcher de remédier au plus vite à cette lacune.